LA PETITE MAISON TRANQUILLE
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 C'est la faute de Teliss,fleur

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MessageSujet: C'est la faute de Teliss,fleur   C'est la faute de Teliss,fleur I_icon_minitimeMar 17 Jan 2012 - 16:13

:I love you: :I love you:

conduire une voiture, il parait que ça consiste à corriger des erreurs de trajectoire, de vitesse. Il parait aussi que la perception est largement inconsciente et prend le relais de l’attention. Reste à ne pas négliger un certain nombre d’erreurs qui couteraient bien trop cher.

Mais quand on est auteur, rédacteur en chef, lecteur des Cahiers pédagogiques, ça ressemblerait à quoi une erreur qui ferait finir bravement dans le mur ?

Joie est mon caractère, c’est la faute à Voltaire.

Pour un auteur des Cahiers, c’est quoi l’erreur ? C’est plutôt le penchant qui pousse à écrire avec tellement de tripes, de temps et d’ego que le texte devient un bout de soi et qu’une virgule retirée défigure ? Ou à le prendre comme un objet extérieur qui voudrait ressembler à l’étoile d’un brillant aîné ? Ou à ne pas écrire parce qu’on pense qu’on ne saura pas, ou n’aura pas le temps ?

Misère est mon trousseau, c’est la faute à Rousseau.
:I love you:

Et les rédacteurs en chef, est-ce qu’ils ont droit à l’erreur ? L’intention bonne y est et ils le répètent : « Les Cahiers sont écrits pour les lecteurs et leur intérêt doit primer. » Et puis parfois patatras, à éviter obstinément le fossé de droite ils se prennent le fossé de gauche. Ou l’inverse. Mais arrive le courrier d’un auteur qui a apprécié le travail autour de son texte, ou d’un nouveau lecteur qui les remercie. Ca suffit à leur redonner le goût des pistes et des erreurs à vivre.

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire.

Et vous, lecteur, est-ce que vous devez craindre vous aussi de vous écraser contre un arbre pédagogique ? Vous pourrez bien sûr lire sans tout comprendre, ou en faisant la grimace devant un texte que vous allez trouver trop sec, trop long, trop irrévérencieux. Vous pourrez aussi juger le sujet à côté de vos préoccupations.

Le nez dans le ruisseau…

Les risques ne sont pourtant pas bien grands. La seule erreur, ce serait de ne pas nous lire.

…c’est la faute à Rousseau.
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MessageSujet: Re: C'est la faute de Teliss,fleur   C'est la faute de Teliss,fleur I_icon_minitimeMar 17 Jan 2012 - 16:14

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MessageSujet: Re: C'est la faute de Teliss,fleur   C'est la faute de Teliss,fleur I_icon_minitimeMar 17 Jan 2012 - 16:15

Des enseignants sans formation dans les classes à la rentrée 2010 : des conséquences désastreuses pour les élèves
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MessageSujet: Re: C'est la faute de Teliss,fleur   C'est la faute de Teliss,fleur I_icon_minitimeMar 17 Jan 2012 - 16:16

À la rentrée 2010, 10 300 nouveaux enseignants vont être affectés sur des postes à plein temps, quelques semaines après avoir passé un concours de niveau bac+5 portant essentiellement sur des connaissances disciplinaires. Dans le meilleur des cas, ils n’auront eu en guise de formation professionnelle qu’un stage de six semaines en même temps qu’ils préparaient leur concours. Ils vont prendre en charge des élèves 26 h par semaine dans le primaire, de 4 à 18 classes sur 2 à 4 niveaux d’enseignement selon les disciplines dans le secondaire, ce qui représente un travail considérable de préparation et de suivi.

On leur demande d’emblée d’assurer le même service, les mêmes tâches que leurs collègues expérimentés, et tout cela sans avoir appris sérieusement à préparer des séances de cours, des évaluations, à s’occuper d’un groupe d’enfants ou d’adolescents, à réagir face aux problèmes de concentration, de motivation, voire de violence, aux difficultés scolaires de tant d’élèves, à gérer les relations parfois difficiles avec les familles. Quelques-uns s’en sortiront tant bien que mal, et leurs élèves avec eux ; beaucoup seront désemparés au bout de quelques semaines devant les réalités de ce métier si éloignées de leur formation universitaire, débordés par la charge de travail, par les exigences d’un métier très difficile, et certains découragés par cette entrée dans le métier si mal préparée.

Que va-t-on dire aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens, à leurs parents ? Un peu de patience, il apprend le métier « sur le tas » ? L’année prochaine ça ira mieux ?

Comment peut-on croire qu’être excellent en géométrie algébrique ou en littérature médiévale, suffit pour apprendre l’addition et la lecture à des CP, la rédaction à des collégiens, la maitrise des outils de communication numérique à des lycéens ? Imagine-t-on d’envoyer des chirurgiens dans les blocs opératoires après deux épreuves écrites d’anatomie, un oral craie à la main sur la manipulation du scalpel, et trois semaines de stage d’observation ? En leur conseillant simplement d’appeler le collègue d’à côté en cas de problème ?
Jusqu’à cette année, les nouveaux enseignants avaient une année de formation, sur le principe de l’alternance : ainsi dans le secondaire, entre 6 à 8 heures de cours par semaine, accompagnées par un enseignant expérimenté, et des temps de formation en IUFM. Tout le monde s’accordait pour reconnaitre cette entrée dans le métier comme imparfaite, insuffisante, à repenser, à étaler davantage dans le temps. La voilà supprimée d’un trait de plume.

Il n’y a pas beaucoup de certitudes en pédagogie. Mais on peut affirmer sans risque qu’il n’y a pas de bonne École sans de bons enseignants, et qu’on ne transforme pas un brillant étudiant en bon professeur par le miracle d’un avis administratif de titularisation, le temps d’un été. Il est vain de vouloir réformer le Lycée, développer l’accompagnement des élèves, promouvoir l’École numérique, faire acquérir à tous un « socle commun de connaissances et de compétences » si on ne se donne pas les moyens de qualifier les enseignants pour ces missions !
Depuis des années, divers rapports et recommandations, pourtant demandés par le ministère de l’Éducation nationale, se prononcent en faveur d’une formation professionnelle plus longue, plus développée, d’une alternance mieux pensée. Depuis des mois, les organisations professionnelles et les instances des IUFM alertent le gouvernement sur les dangers de ses projets. Aujourd’hui, ce sont les pires choix qui ont été retenus par le ministre, et ce sont les pires modalités qui sont mises en œuvre par certains recteurs. C’est la pure logique budgétaire qui l’emporte, avec un mépris extraordinaire pour les élèves, leurs enseignants, les familles. En effet, cette réforme n’atteindra qu’un seul objectif en 2010 : la suppression de 18 000 postes dans l’Éducation nationale !

Faire réussir tous les élèves, éduquer de jeunes enfants, les préparer à un monde si complexe, autant de défis majeurs qu’on ne peut laisser au dévouement, à l’improvisation ou au bricolage. Enseigner est un métier qui s’apprend ! L’envoi dans les classes de jeunes sortis de l’université sans aucune formation professionnelle, c’est-à-dire pédagogique, est une décision scandaleuse. Nous demandons instamment au ministre et aux recteurs de renoncer à de tels projets et de remettre en chantier la question de la formation des enseignants.

Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques
Jean-Jacques Hazan, FCPE
Antoine Evennou, UNL

Paris, le 29 janvier 2010
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MessageSujet: Re: C'est la faute de Teliss,fleur   C'est la faute de Teliss,fleur I_icon_minitimeMar 17 Jan 2012 - 16:16

:I love you:

c'est pire en 2012 :rires:
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